Plus de femmes dans les TIC et dans l’ingénierie, un objectif commun

Femme-Ingenieure-IB

Pas assez de femmes dans les secteurs de l’ingénierie, des TIC et dans certaines filières scientifiques. Or, ce sont des professions où l’on rencontre un manque récurrent de main-d’oeuvre. Attirer plus de femmes dans ces secteurs est devenu un enjeu économique !

Le 21 novembre 2013, la plateforme des Ingénieurs Belges a organisé une conférence sur le thème « Femmes ingénieurE, Yes: You can! ». « Comment attirer plus de filles vers les études d’ingénieur ? », telle est la question qui était au cœur des préoccupations. Une problématique proche de celle de Genre et TIC, présent à la soirée.

Secteurs à la recherche de talents

Il y a une pénurie chronique de talents et de main-d’oeuvre dans les métiers de l’ingénieur. Selon la plateforme des Ingénieurs Belges, il manque actuellement en Belgique entre 2.000 et 3.000 ingénieurs et particulièrement des femmes ingénieures. Or, cette pénurie d’ingénieur(e)s pénalise le développement économique et porte préjudice au bon fonctionnement de différents secteurs. En affinant les chiffres, on constate que les employeurs recherchent des profils d’ingénieurs bien spécifiques : des ingénieurs spécialisés dans l’IT, la chimie, la science des matériaux, la mécanique de précision, l’aéronautique, les transports ferroviaires, la sécurité et l’industrie médicale.

Secteur à la recherche de femmes

En 2013, seulement 22% postes d’ingénieurs sont occupés par des femmes, de 12 à 18% pour les ingénieurs civils et les ingénieurs industriels. Ce sont les filières universitaires qui connaissent le plus bas taux féminisation. Et pourtant s’orienter vers les métiers de l’ingénieur est un excellent choix en termes d’emploi et de carrière, en plus de la richesse et de la diversité des métiers : dans les 8 mois, 90% des jeunes diplômés trouvent du travail.

En ce qui concerne spécifiquement les TIC, d’après une étude de la Commission européenne, un peu moins de 3% des femmes diplômées de l’enseignement supérieur le sont dans le secteur et seule 1 femme sur 7 y travaillera effectivement. Pourtant, l’Europe annonce une pénurie de 900 000 travailleurs spécialisés TIC d’ici 2015, 900 000 places à prendre. De plus, les femmes, travaillant dans le secteur, gagneraient environ 9% plus que des femmes occupant un poste similaire dans les autres secteurs.

L’importance de l’école

Pour attirer plus de jeunes vers les métiers de l’ingénieur, la plateforme IngenieursBelges.be met l’accent sur l’importance de les promouvoir dès le secondaire et d’informer sur les fonctions. Les filles craignent souvent de s’orienter vers ces métiers, qu’elles ne connaissent pas bien, alors que les emplois y sont très nombreux.

Une manière d’en faire la promotion et de confronter les jeunes à la réalité professionnelle, ce sont les visites d’entreprises ou encore les témoignages de professionnels au coeur de leur travail. C’est pourquoi Genre et TIC a besoin de témoignages d’acteurs du secteur TIC, et surtout ceux de femmes actives dans le secteur.

Durant son intervention, Jacques Spelkens, directeur des Ressources Humaines Groupe GDF-Suez, a également mis en évidence le rôle capital des instituteurs et institutrices. En orientant les enfants vers telle ou telle activité, les enseignants peuvent être les vecteurs de stéréotypes liés au genre.