Les femmes et les TIC : inspirer, inciter, adapter, apprécier

Femmes et TIC - des places à prendre

Dans son rapport Women and ICT de 2009, rédigé par les chercheuses Denise Shortt et Kelly O’Neill, l’Association canadienne de la technologie de l’information (ACTI) dresse le portrait de la situation et fournit quelques pistes de solutions.

Peu d’évolution depuis les années 1990

L’étude évalue à 25 % le taux de participation des femmes dans le secteur. Malgré les efforts de diversification des entreprises et la reconnaissance des compétences des femmes, le pourcentage de femmes dans certains domaines plus techniques n’a pas augmenté au cours des dernières années et a même diminué depuis le début des années 2000, après l’éclatement de la bulle technologique. Cela ne signifie pas qu’il y a de moins en moins de femmes dans les TIC. Le nombre de femmes dans les TIC augmente, mais moins vite que celui des hommes, ce qui explique la diminution du pourcentage.

Comment recruter et retenir les femmes dans les TIC

Recruter et retenir les femmes dans le secteur TIC est un enjeu tout aussi crucial que celui de combler le manque de travailleur dans les TIC pour l’ACTI. L’association propose des pistes pour briser les barrières qui entravent l’adhésion et la rétention des femmes dans les TIC :

  • Neutraliser les représentations négatives, mais surtout proposer des modèles d’identification positifs.
  • Rendre plus flexible du contenu des programmes d’études en sciences de l’informatique. La flexibilité constituerait un facteur plus important pour les femmes que pour les étudiants en général.

    Selon la chercheuse de l’Université Ryerson Wendy Cukier, qui a publié de nombreux ouvrages sur la place des femmes en TIC, les exigences d’adhésion inflexibles, les modèles d’enseignement théoriques et traditionnels, le manque de pédagogie expérientielle et coopérative et la faible quantité de modèles de rôles sont des barrières systématiques à l’inscription des femmes aux programmes postsecondaires en technologies de l’information.

  • Moderniser l’image pour rendre le secteur plus attrayant. De plus, les voies qui mènent aux carrières TIC n’émanent pas uniquement des sciences de l’informatique et de l’ingénierie. Les mathématiques, l’art et le design peuvent également être des points d’entrée.
  • Lutter contre les facteurs qui pousseraient les femmes à quitter le secteur :
    • la présence d’une culture de l’exclusion
    • des environnements de travail inflexibles
    • un échec de l’identification et du développement des talents par les organisations
    • un sentiment d’isolement
    • une exclusion des pôles décisionnels
  • Former des superviseurs et des gestionnaires pour améliorer leurs habiletés de communication, d’encadrement et de guidance avec les femmes.
  • Recourir à des processus de promotion et de développement qui sont justes et transparents, offrir la parité salariale.

Découvrez le compte rendu complet que fait Jean-François Ferland du rapport de l’ACTI dans son article Rapport Les femmes et les TIC de l’ACTI : Inspirer, inciter, adapter, apprécier.

Crédit photo : David Castillo Dominici